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Médecine

Comment aborder la douleur en centre de rééducation pour un brûlé ?

Publié le 7/09/2016 à 17:00 0 1

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D’après le Larousse médical la douleur est une sensation pénible se manifestant sous différentes formes (brûlures, piqûres, crampe pesanteur, étirement, etc…) et dont l’extension et l’intensité sont variables. Chez le brûlé, la douleur est particulièrement pénible lors de la phase de rééducation, car le corps se remet en mouvement après l’accident et c’est à ce moment que commence le sevrage médicamenteux.

La douleur d’un brûlé se manifeste en centre de rééducation

Le patient est en phase de cicatrisation, les plaies se referment, l’épiderme se reconstitue et génère une réaction inflammatoire. La peau est rouge et généralement des démangeaisons apparaissent.

C’est durant la rééducation fonctionnelle que le travail sur le corps commence. Le travail de kinésithérapie va  consister à remettre le corps en mouvement et ce sont les muscles et la peau qui sont sollicités.

Durant cette rééducation fonctionnelle, l’équipe médicale va diminuer la prise de morphiniques et d’antidouleurs comparativement à la phase d’hospitalisation, afin d’éviter une accoutumance aux médicaments. À la fois, c’est une période où l’on réactive le corps pour éviter les congestions et la contraction des cicatrices, mais en plus, la dose d’anti-douleurs prescrits baisse. C’est le début du sevrage médicamenteux, et donc un passage difficile.

Trois techniques d’autogestion de la douleur

La sophrologie

La sophrologie, fondée en 1960 par le professeur Caycedo, s’inspire du yoga, de  l’hypnose et du Zen. Cet ensemble de techniques orientales permet d’acquérir une meilleure connaissance de soi et d’affronter les soucis avec plus de sérénité. Elle utilise des techniques de respiration, de relaxation, de détente musculaire et de visualisation positive.

L’hypnose

Selon le Larousse médical, l’hypnose est une technique propre à induire un  état modifié de conscience (EMC) situé entre la veille et le sommeil. Cette technique est utilisée pour lutter contre la douleur et aide au sevrage médicamenteux, et peut aider à supprimer des traumatismes, des angoisses, des souffrances. Elle est de plus en plus utilisée pour les grands brûlés avec des résultats très positifs !

La méditation

La méditation désigne une pratique mentale qui consiste en une attention portée sur un certain objet de pensée ou sur soi. Elle implique généralement que le pratiquant amène son attention de façon centripète sur un seul point de référence.

Comment s’approprier ces techniques de gestion de la douleur et se former ?

Ces trois techniques ne sont pas encore très utilisées dans le parcours de soins habituel des personnes brûlées. Nous vous les donnons comme des pistes que vous pouvez approfondir si vous cherchez des techniques de gestion de la douleur.

En effet, elles ne sont pas proposées dans les centres de rééducation, bien que l’hypnose soit de plus en plus répandue comme alternative aux anesthésie lors d’opérations. En attendant que le monde de la santé évolue, vous pouvez voir par vous-même si la médecine douce fonctionne sur vous !

Témoignage de Stéphane Bracquart, grand brûlé

” Lorsque je fus  hospitalisé en centre de rééducation de Kerpape à Ploemeur dans le Morbihan, j’étais en  phase de cicatrisation, ce qui générait de la douleur. J’avais un traitement à base de morphine ( oxycotin en comprimé, 1 matin midi et soir)

Je devais me sevrer de ces comprimés. En séance de  kinésithérapie et d’ergothérapie, je pratiquai l’auto-hypnose. J’ai découvert l’auto-hypnose grâce à ma sophrologue en 2012 avec qui je prenais des cours à l’époque et qui nous faisait travailler sur des images mentales et l’imaginaire. Mon attention était fixé non plus sur la sensation de douleur mais sur un paysage de montagne  ( image neutre : montagne, sapin, ruisseau ) auquel je faisais appel à chaque séance. Ce qui me procurait des sensations apaisantes. ”

Peut-être, comme lui, avez vous déjà essayé une de ces techniques ou d’autres encore : nous attendons votre précieux témoignage.

Un grand merci à Stéphane Bracquart pour son aide à la rédaction de l’article.

À lire aussi :

Fédération Française de Sophrologie

La sophrologie : efficace pour les brûlés ?

Fédération Française d’Hypnose